26/01/2007

Le Géant qui Jamais ne se Blessait

Il était un temps où existait un Géant

Qui jamais ne se blessait.

Le Géant portait une armure d'acier,

Qui jamais ne se brisait.

Grâce à son armure,

Le Géant jamais n'avait souffert la moindre égratignure.

Cependant, l'armure rendait froid le Géant,

L'acier jamais ne se réchauffait.

Quelques femmes avaient bien essayé,

Mais le contact glacé les repoussait.

Alors jamais le Géant n'avait connu l'amitié,

Et parfois, des larmes gelées recouvraient son heaume,

Et il allait seul,

Errant dans le clair de Lune.

 

Ainsi vivait un malheureux Géant,

Qui jamais ne se blessait,

Mais jamais ne connaissait l'amitié.

Pourtant, un jour, un petit chaton noir approcha le Géant.

Le Géant, de peur que son armure gelée ne repousse l'adorable animal,

S'écarte un peu, et le regarde avec de grands yeux.

Le chaton, avance gaiement vers le Géant, et se frotte à son armure.

Il émet alors un ronronnement qui surprend beaucoup le Géant,

Jamais créature n'avait aimé le toucher.

 

Enfin, le Géant qui jamais ne se blessait,

Connaissait l'amitié.

Au contact du chaton, magiquement sûrement,

L'armure se fend.

Et plus le Géant caresse le chaton,

Plus l'armure se désagrège,

Finissant par se briser totalement.

 

Le Géant se retrouve alors la peau à nu.

Quel agréable sensation que de caresser le chaton.

Et chemin faisant, le Géant qui jamais n'avait senti une rose en cueille une.

Une sournoise épine pique alors son curieux doigt.

Le sang alors coule, sans jamais s'arrêter.

Le Géant se démène mais le flot ne tarit pas.

Lentement, le Géant devint blanc comme la craie,

Faible comme le blé, et chancelant au gré du vent.

 

Un jour alors, le Géant s'assit,

Prit le chaton entre ses bras,

Puis l'embrassa.

Lentement, il reposa le chaton,

Et se laissa glisser.

Plusieurs heures, le chaton tenta de pousser le Géant,

Mais aucune réaction,

Partit-il alors.

 

Ainsi fut la vie du Géant qui jamais ne se blessait, et qui mourut en ayant connu une fois l'amitié. 

22:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

29/12/2006

Elle

Flânant dans ce paysage blanc,

Profitant de ces instants,

Elle avance au gré du vent,

De gauche, de droite,

Batifolant comme une enfant,

Le froid mordant ne la gênant nullement.

 

Elle prenait plaisir,

Et même l'on pouvait entendre son rire,

Et parfois un soupir, porté par la bise,

Venait frôler l'oreille de l'égaré,

Perdu dans les étendues gelées,

Qu'elle venait conforter.

 

Dans son habit de blanc,

Eclatant de mille reflets,

De mille blancs brillants,

Elle était emmitouflée,

Chantant les louanges de l'Hiver,

Son ami et frère,

On l'appelait la Neige. 

11:57 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2006

Go : Blanc et Noir, couleurs de l'harmonie

Alors, aujourd'hui, je voulais vous faire découvrir un jeu qui me passionne et qu'on appelle le Go. Kézako? Le Go est un jeu apparu il y a environ 3000 ans en Chine. D'abord utilisé de manière divinatoire, il devient un Art à part entière et peu à peu gagne le reste de l'Asie. Le Go se joue sur un plateau de 19*19 lignes. Le but est de poser les pierres de sa couleur sur les intersections pour former des territoires. Bon, à première vue, ça ne parait pas trop complexe. Mais toute une dimension de jeu, que l'on découvre au fur et à mesure que l'on progresse, confère un intérêt subtil et infini à ce jeu. Le but n'est pas forcément de gagner la partie etn faisant un maximum de territoire, mais bien de créer une harmonie sur le goban (plateau de jeu). En effet, le Go est basé sur le concept d'échange et pas d'oppositions. De là apparaissent des luttes incroyables à regarder, et finalement pacifiques. De plus, chacun possède son style de jeu, ce qui offre encore plus de force au Go.

Le manga Hikaru No Go traite de ce jeu, avec talent, et il n'y a pas besoin de savoir jouer pour lire ce livre.

Je vous invite à venir jouer au Go vous aussi, pour cela, vous pouvez utiliser les serveurs de kiseido qu se trouve ici http://www.gokgs.com/

Pour une introduction aux règles du Go et à ses principes c'est ici http://jeudego.org/

Je serais ravi de jouer une partie contre nous, quelque soit votre niveau, mon pseudo sur KGS est Fizzxxx

A bientôt ;) 

 

PS : Samedi 25 novembre, de 15h à 18h, venez apprendre ou initier le go  Espace Louis Blanc, allée Louis David à Boulogne sur mer. (62) 

05/11/2006

Open Mind-2 : L'art et la technique

Après un très long moment d'absence, l'Open mind revient !

Toujours le même principe, à vous la parole, vous dites ce que vous en pensez, pourquoi, vous essayez de convaincre les autres bref, on en discute, enfin surtout vous. Pour plus de détails, relisez l'énoncé du premier Open mind dans la rubrique sus-nommée.

 

Aujourd'hui, un Open mind art donc, puisque nous allons (vous allez) parler du graffiti. Le graffiti est-il un moyen d'expression artistique ou un acte de vandalisme ? 

Autre sujet : La technique est-elle au service de l'art et de la culture ?

 

Des sujets pas forcément faciles, mais j'espère qu'ils vous inspireront.

A vos claviers ! 

14:24 Publié dans Open mind | Lien permanent | Commentaires (9)

12/10/2006

Humoir noir, sombre, Carlierisque

Je n'avais pas fait de note depuis un moment, manque d'inspiration ? Non pas vraiment, ça me bouillonne de dedans la tête, mais bon pas pris le temps, d'autres choses à faire, un manque de courage surtout.

Mais je change ça, et  je me suis inspiré de ce très cher Guy Carlier, bien noirâtre à 7h50 et quelques sur France Inter, aux piques acérés, dents aiguisés, griffes empoisonnées. Bref, un plaisir de l'entendre chaque matin, avec un esprit toujours aussi fin et qui vous fait comprendre que finalement c'est normal que vous trouviez le monde bizarre, bref du bonheur.

Je vais essayer de reprendre un peu de son style pour m'amuser avec l'actualité, allez, c'est parti, premier jet.

 

En regardant la télé, parmi tous les faits sordides au possible que j'ai vu, deux m'ont particulièrement retenu. En fait, je me suis rendu compte que certains aimeraient avoir deux fois un kilo et demi de viande dans leur frigo. Rien de bien cannibale là-dedans, juste que dans un pays où la majorité de la population crève la dalle, ils adoreraient manger de la viande, même avec un petit goût d'essence. Après tout, on a bien mangé des enfants en Europe au Moyen Âge. Je me rappelle un livre de cuisine du Dr Lecter qui disait que ça avait un goût de poulet. Sordide je vous dis, ça l'est.

A quand une Mam ac' où l'on apprendra aux mères à cacher deux grossesses à tout leur entourage ? Ca pourrait être pas mal, on pourrait même réembaucher Castaldi. Sa petite tête de tombeur croisé avec un hamster nous manque. Et puis ça pourrait être bien aussi, Loana nous raconterait ses expériences en la matière. Il faudra peut-être que je contacte TF1, je tiens le nouveau concept. Mon nom à côté de ceux de Bataille et Fontaine, ça en mettrait plein la vue. Mais je m'éloigne du sujet...

Oui donc, à choisir entre trois kilos de viande bien tendre dans un congèl' et un tyran mégalomane qui exhibe avec fièreté son nouveau feu d'artifice, vous choisissez quoi ? Je suis comme vous, j'hésite. Ca me rappelle les pochettes surprises de mon enfance, la bleue ou la rouge ? Hum dur à dire. Il faudrait peut-être demandé à Arthur et à ses subtils conseils de nous aiguiller. Même, il pourrait insulter le banquier si rien ne nous plaît. A vraiment, Arthur, c'est un peu comme Loft Story, sans lui, je ne saurais toujours pas zappé.

Maintenant c'est devenu une sorte de réflexe conditionné. Maintenant que Claire Chazal ne parle plus du H5N1 sur TF1 au journal de 19h00, qu'il n'y a plus de téléfilms le dimanche soir, je perds mes repères. Louis la Brocante, un navet à l'eau de rose, ou une série américaine à gros budget ? Hum, c'est difficile. Même si je l'avais déjà vu une bonne quinzaine de fois, c'était toujours sympa de regarder Le Château de ma Mère. Vestige d'un temps où les écrivains n'étaient ni des hommes politiques en campagne, ni des people has been. 

Dur dur tout de même la télé. Guy Lux part, Coluche le rejoint, récemment le grand costume bleu et le noeud papillon d'un homme qui a tant apporté aux Français et au Français ne quittaient plus le linceul d'obscurité qui l'avait aspiré.

Pareil, plus de speakrine nous souriant gaiement. A la place de ça, un présentateur de journal qui nous fait, non moins gaiement je l'avoue, le décompte des morts chaque jour. Un virus qui arrive et disparaît mystérieusement, probablement tombé malade à cause de la politique. Des banlieues qui s'enflamment pour ne plus s'éteindre, peut-être un reste de braises de Loft Story qui sait. Des histoires personnelles d'hommes politiques qui ne sont rien moins qu'humains, mais presque tous aussi gâtés. Des guerres, des morts, des attentats, de la peur. C'est ça la télé, ça le PAF, morte et enterrée la speakrine. La peur ça attire l'audimat, le sang aussi, la guerre encore plus. Alors on attire, on apâte, on va le chercher l'audimat

Excusez-moi, je vous laisse, c'est l'heure de Prison Break. Encore une série américaine à gros budget, mais au moins elle n'est pas politique.