08/05/2006

Fenêtre

Ouverte sur le monde et m'en protégeant, les rayons irradiants du Soleil te traversent. Leur lumière ne m'atteint pas. Ô jours sombres ! Seule toi me laisses vivre, ni ouverte ni fermée à quelque belle lumière. Le Soleil s'est enfin éteint. Ô claires nuits ! L'ombre qui te traverse, toi ouverture fermée, m'emporte dans le néant noir de la paisible nuit. Tu es mes yeux, par toi je vois, ouverture sur le monde, sur l'âme. Ni son, ni odeur, seulement couleurs, par toi mon sens s'éveille. Fuir et rester, tu me le permets, à jamais.

14:25 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

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