25/05/2006

Nature insoupçonnée de l'homme irraisonné

Ma grande question aujourd'hui concerne encore la pensée humaine, mais plus précisément, un disfonctionnement du cerveau : la folie. Pourquoi un homme décide-t-il soudainement de prendre un fusil et de descendre en pleine ville pour tirer sur des passants puis se suicider ? Pourquoi un homme va au conseil municipal pour tuer ? Pourquoi un ado tue toute sa famille ? Pourquoi ? Que se passe-t-il dans leurs esprits au moment d'appuyer sur la détente ? Qu'est-ce qui pousse cette folie meurtrière ?

FOLIE : "Affection mental grave telle qu'une psychose." Le petit Larousse illustré 2000 

Voilà la définition du mot folie telle que je l'ai trouvé dans le dictionnaire. Mais elle n'explique pas ce qui pousse la folie, ce qui la déclenche, comment elle fonctionne. Aujourd'hui, on serait tenté de dire que l'une des raisons qui peut pousser à une rupture mentale entraînant la folie est le stress. En effet, la pression quotidienne excercée sur nos petites personnes est sans doute élevée et son effet n'est pas négligeable. Mais pourquoi alors, certains sombrent alors que d'autres résistent ? Y a-t-il un caractère inné qui fait que nous deviendrons fous ou pas ? Il est difficile pour quelqu'un comme moi, n'ayant aucune connaissance de psychanalyse ou autre, d'y répondre. Je ne peux que faire des hypothèses à partir d'un raisonnement logique et d'observations, des déductions plus ou moins bonnes donc. Mais selon moi, oui, le mental de l'individu conditionne sa future réaction au stress et aux aggressions extérieures et donc un développement ou non de folie. Les exemples le prouvent, tout le monde ne devient pas un fou meurtrier, et heureusement pour la société.

Mais pourquoi justement, les folies les plus réccurentes à première vue s'accompagne-t-elle d'actes si violents ? La personne touchée par la folie réagit sans doute comme si elle était aggressée, et donc contre-attaque. Cette explication pourrait être valable, mais il en existe une autre. Le fou, ayant perdu tous ses repères, attaquent le premier, contre toute raison (normal vu le caractère de la folie), s'en prenant souvent à des êtres connus.

 

Bien sûr tout ce raisonnement ne se base sur aucune connaissance, ce n'est qu'une déduction que j'ai, qui est peut-être (probablement ?) fausse. J'essayerai de lire un livre scientifique en parlant et je pourrai ainsi avisé de la vraisemblance de mes hypothèses.

En attendant, la folie est encore un mystère, en tout cas pour moi, et qui échappe à la logique de base. 

Commentaires

Durant ces dernières années, certaines scientifiques tendent à croire que notre esprit serait à la merci de gènes. Par conséquent, si celà s'avérait vrai (et je le pense) certains gènes pourraient prédisposer certaines personnes à devenir plus folle que d'autres. Chez l'homme le système nerveux est constamment sous contrôles très précis (tout comme la totalité de nos organes ou tissus). Des éléments pertubateurs comme le stress, la colère, etc.. sont dissipés par des mécanismes inhibiteurs. Si une vie dans un environnement plus oppressant, ou qu'en lui meme, des systèmes modulateurs sont absents ou inefficaces à partir d'un moment, on peut très bien croire qu'il sombrera alors dans la démence ou la folie.

Mais la folie reste un terme générique pour laquelle la définition exacte est impossible puisqu'elle regroupe en fait toute une génération de maladies (considérées comme telles). Mais généralement, des bilans récents montrent que des anomalies cérébrales s'observent dans ces maladies (ex: psychoses, autisme, schizophrénie, maniaco-dépression. Les psychoses touchent 3% des populations occidentales et représentent un coût de santé publique élevé. Si la contribution de gènes à l'origine des psychoses a fait l'objet d'âpres débats, actuellement, il n'y a plus de doute : les gènes interviennent bien dans l'apparition des psychoses.

Des gènes ont été identifiés pour l'autisme, d'autres pour les schizophrénies, d'autres enfin pour les psychoses maniaco dépressives. Mais certaines questions subsistent : Quel sont ces gènes ? Comment agissent-ils ? Qu'est-ce que cela change pour notre compréhension de ces psychoses, pour la compréhension du fonctionnement du cerveau ? La découverte de ces gènes offre-telle des perspectives nouvelles de thérapie ? Pierre L. Roubertoux est professeur à l'université d'Orléans. Depuis 1970 il s'est consacré à la compréhension des relations entre gènes et cerveau. Il est l'auteur de nombreux articles publiés dans les revues scientifiques.

J'espere t'avoir mis sur une piste interessante.

Écrit par : baba Seb | 25/05/2006

Oui la piste génétique semble très intéressante, et cela soulève la question "comment un ensemble de réactions physico-chimiques donnent-elles lieu à un état de penser et une conscience ?"

Merci pour ton commentaire, la vision biologiste de la folie plutôt que psychanalytique apporte un nouvel éclairage au problème

Écrit par : Feather | 25/05/2006

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