10/07/2006

Implainte

De quoi se plaindre

Lorsque la vie est heureuse ?

 

De quoi se plaindre

Lorsqu'on est bien ?

 

De quoi se plaindre

Lorsque l'on a tout ce que l'on veut ?

 

De quoi se plaindre

Lorsque l'on ne manque de rien ?

 

Je vous le dis,

A ce moment-là,

La seule plainte formulable

Est une plainte

Contre toutes les plaintes.

 

La possession est superficielle,

Mais l'amour éternel.

 

Ecoutez cette complainte,

Qui n'est qu'une implainte,

Pour plaindre les plaignants.

 

Impotents, souffrants des

Innombrables maux de la Terre,

Manquants des innombrables mots de la Terre.

Ceux-ci sont à plaindre,

Quant aux autres,

Réjouissez-vous et vivez ! 

18:32 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2006

Qu'y a-t-il de sensé ?

Peut-être est-ce moi qui aie commencé,

Peut-être n'ai-je que suivi je mouvement,

Je ne sais, mais cela importe peu.

Je ne peux réécrire l'histoire,

Je ne peux réécrire notre histoire,

Revenir en arrière,

Ne pas faire ça,

Que tu ne souffres pas encore inutilement.

 

Il est préférable de le considérer comme un au revoir plutôt qu'autre chose,

Tirer un trait sur ce passé peu glorieux,

Sur mon passé peu glorieux.

Je n'ai pas compris ce que je faisais,

Mais je m'en foutais,

Plus maintenant.

 

Je te demande d'oublier,

D'oublier tout ça,

Mais comment le pourrais-tu ?

Tu as cru que je te donnais l'Espoir,

Mais le seul espoir que je t'offrais était celui d'un adieu heureux.

 

Ce geste n'avait probablement que ce sens.

Il est vrai que je t'ai aimé,

Que je t'ai adoré quand nous étions ainsi,

Mais nous ne devons pas refaire les erreurs du passé,

Que tu ne souffres plus.

 

Tu me prends sans doute pour un taré,

Qui ne sait pas ce qu'il fait ;

Ou pour un enfoiré,

Qui en profite une dernière fois.

Je pense, et j'espère,

Ne tenir que du premier.

 

Pourtant mon geste était sensé,

 Une dernière preuve de l'amour passé.

 Alors je te dis au revoir,

Désolé de ne pas t'offrir le choix,

Mais c'est le seul possible pour un hypothétique bonheur. 

 

21:41 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4)