25/05/2006
Pourquoi ?
Où sont mes larmes ?
Pourquoi je n'y arrive pas ?
M'accrocherais-je à un vil espoir,
Désespéré mais encore solide ?
Pourquoi moi ?
Pourquoi ne crois-je plus en rien ?
Pourquoi ce cruel destin dont je connais déjà la fin ?
Pourquoi, pourquoi cela ?
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19/05/2006
Pleine lune
La pleine Lune,
De son unique oeil nacré,
Me fixe.
Je ne peux
Me détourner
De son regard omniscient.
Inexorablement, je sens
Qu'elle m'attire.
Sa clarté m'absorbe.
Je disparais.
Je perds jusqu'à
La conscience d'avoir existé.
Maintenant, je ne suis plus.
Mon âme s'est fondu
Dans le cercle irradiant,
Absorbant malheurs passés
Et joies futures.
Tout disparait
Dans la blanche obscurité.
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12/05/2006
Pauvres de nous
Pauvres de nous,
Ombres vagues
Vogants sur un flot
Dont nous ne faisons que
Suivre le cours.
Pauvres de nous,
Simples marionnettes
Aigtées par les fils du Destin
Qui nous entravent
Et qui divertissent le Temps.
Pauvres de nous,
Dont la route
Toute tracée
Nous mène
A une sombre destinée.
20:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10/05/2006
Elle
La voir et devenir aveugle,
L'embrasser et ne plus bouger,
La prendre dans mes bras et disparaître,
Sur cet instant de bonheur,
Plus heureux que tout,
Plus de bonheur
Que je n'en éprouverai jamais.
20:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08/05/2006
Fenêtre
Ouverte sur le monde et m'en protégeant, les rayons irradiants du Soleil te traversent. Leur lumière ne m'atteint pas. Ô jours sombres ! Seule toi me laisses vivre, ni ouverte ni fermée à quelque belle lumière. Le Soleil s'est enfin éteint. Ô claires nuits ! L'ombre qui te traverse, toi ouverture fermée, m'emporte dans le néant noir de la paisible nuit. Tu es mes yeux, par toi je vois, ouverture sur le monde, sur l'âme. Ni son, ni odeur, seulement couleurs, par toi mon sens s'éveille. Fuir et rester, tu me le permets, à jamais.
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