12/10/2006

Humoir noir, sombre, Carlierisque

Je n'avais pas fait de note depuis un moment, manque d'inspiration ? Non pas vraiment, ça me bouillonne de dedans la tête, mais bon pas pris le temps, d'autres choses à faire, un manque de courage surtout.

Mais je change ça, et  je me suis inspiré de ce très cher Guy Carlier, bien noirâtre à 7h50 et quelques sur France Inter, aux piques acérés, dents aiguisés, griffes empoisonnées. Bref, un plaisir de l'entendre chaque matin, avec un esprit toujours aussi fin et qui vous fait comprendre que finalement c'est normal que vous trouviez le monde bizarre, bref du bonheur.

Je vais essayer de reprendre un peu de son style pour m'amuser avec l'actualité, allez, c'est parti, premier jet.

 

En regardant la télé, parmi tous les faits sordides au possible que j'ai vu, deux m'ont particulièrement retenu. En fait, je me suis rendu compte que certains aimeraient avoir deux fois un kilo et demi de viande dans leur frigo. Rien de bien cannibale là-dedans, juste que dans un pays où la majorité de la population crève la dalle, ils adoreraient manger de la viande, même avec un petit goût d'essence. Après tout, on a bien mangé des enfants en Europe au Moyen Âge. Je me rappelle un livre de cuisine du Dr Lecter qui disait que ça avait un goût de poulet. Sordide je vous dis, ça l'est.

A quand une Mam ac' où l'on apprendra aux mères à cacher deux grossesses à tout leur entourage ? Ca pourrait être pas mal, on pourrait même réembaucher Castaldi. Sa petite tête de tombeur croisé avec un hamster nous manque. Et puis ça pourrait être bien aussi, Loana nous raconterait ses expériences en la matière. Il faudra peut-être que je contacte TF1, je tiens le nouveau concept. Mon nom à côté de ceux de Bataille et Fontaine, ça en mettrait plein la vue. Mais je m'éloigne du sujet...

Oui donc, à choisir entre trois kilos de viande bien tendre dans un congèl' et un tyran mégalomane qui exhibe avec fièreté son nouveau feu d'artifice, vous choisissez quoi ? Je suis comme vous, j'hésite. Ca me rappelle les pochettes surprises de mon enfance, la bleue ou la rouge ? Hum dur à dire. Il faudrait peut-être demandé à Arthur et à ses subtils conseils de nous aiguiller. Même, il pourrait insulter le banquier si rien ne nous plaît. A vraiment, Arthur, c'est un peu comme Loft Story, sans lui, je ne saurais toujours pas zappé.

Maintenant c'est devenu une sorte de réflexe conditionné. Maintenant que Claire Chazal ne parle plus du H5N1 sur TF1 au journal de 19h00, qu'il n'y a plus de téléfilms le dimanche soir, je perds mes repères. Louis la Brocante, un navet à l'eau de rose, ou une série américaine à gros budget ? Hum, c'est difficile. Même si je l'avais déjà vu une bonne quinzaine de fois, c'était toujours sympa de regarder Le Château de ma Mère. Vestige d'un temps où les écrivains n'étaient ni des hommes politiques en campagne, ni des people has been. 

Dur dur tout de même la télé. Guy Lux part, Coluche le rejoint, récemment le grand costume bleu et le noeud papillon d'un homme qui a tant apporté aux Français et au Français ne quittaient plus le linceul d'obscurité qui l'avait aspiré.

Pareil, plus de speakrine nous souriant gaiement. A la place de ça, un présentateur de journal qui nous fait, non moins gaiement je l'avoue, le décompte des morts chaque jour. Un virus qui arrive et disparaît mystérieusement, probablement tombé malade à cause de la politique. Des banlieues qui s'enflamment pour ne plus s'éteindre, peut-être un reste de braises de Loft Story qui sait. Des histoires personnelles d'hommes politiques qui ne sont rien moins qu'humains, mais presque tous aussi gâtés. Des guerres, des morts, des attentats, de la peur. C'est ça la télé, ça le PAF, morte et enterrée la speakrine. La peur ça attire l'audimat, le sang aussi, la guerre encore plus. Alors on attire, on apâte, on va le chercher l'audimat

Excusez-moi, je vous laisse, c'est l'heure de Prison Break. Encore une série américaine à gros budget, mais au moins elle n'est pas politique. 

25/05/2006

Nature insoupçonnée de l'homme irraisonné

Ma grande question aujourd'hui concerne encore la pensée humaine, mais plus précisément, un disfonctionnement du cerveau : la folie. Pourquoi un homme décide-t-il soudainement de prendre un fusil et de descendre en pleine ville pour tirer sur des passants puis se suicider ? Pourquoi un homme va au conseil municipal pour tuer ? Pourquoi un ado tue toute sa famille ? Pourquoi ? Que se passe-t-il dans leurs esprits au moment d'appuyer sur la détente ? Qu'est-ce qui pousse cette folie meurtrière ?

FOLIE : "Affection mental grave telle qu'une psychose." Le petit Larousse illustré 2000 

Voilà la définition du mot folie telle que je l'ai trouvé dans le dictionnaire. Mais elle n'explique pas ce qui pousse la folie, ce qui la déclenche, comment elle fonctionne. Aujourd'hui, on serait tenté de dire que l'une des raisons qui peut pousser à une rupture mentale entraînant la folie est le stress. En effet, la pression quotidienne excercée sur nos petites personnes est sans doute élevée et son effet n'est pas négligeable. Mais pourquoi alors, certains sombrent alors que d'autres résistent ? Y a-t-il un caractère inné qui fait que nous deviendrons fous ou pas ? Il est difficile pour quelqu'un comme moi, n'ayant aucune connaissance de psychanalyse ou autre, d'y répondre. Je ne peux que faire des hypothèses à partir d'un raisonnement logique et d'observations, des déductions plus ou moins bonnes donc. Mais selon moi, oui, le mental de l'individu conditionne sa future réaction au stress et aux aggressions extérieures et donc un développement ou non de folie. Les exemples le prouvent, tout le monde ne devient pas un fou meurtrier, et heureusement pour la société.

Mais pourquoi justement, les folies les plus réccurentes à première vue s'accompagne-t-elle d'actes si violents ? La personne touchée par la folie réagit sans doute comme si elle était aggressée, et donc contre-attaque. Cette explication pourrait être valable, mais il en existe une autre. Le fou, ayant perdu tous ses repères, attaquent le premier, contre toute raison (normal vu le caractère de la folie), s'en prenant souvent à des êtres connus.

 

Bien sûr tout ce raisonnement ne se base sur aucune connaissance, ce n'est qu'une déduction que j'ai, qui est peut-être (probablement ?) fausse. J'essayerai de lire un livre scientifique en parlant et je pourrai ainsi avisé de la vraisemblance de mes hypothèses.

En attendant, la folie est encore un mystère, en tout cas pour moi, et qui échappe à la logique de base. 

19/05/2006

Qu'est-ce que l'homme ?

"HOMME n.m. (lat. homo) : Être humain considéré par rapport à son espèce ou aux autres espèces animales; mammifère de l'ordre des primates, à locomotion bipède, doté de mains préhensiles, d'un langage articulé et d'un cerveau volumineux doué de la pensée abstraite, et vivant en sociétés très structurées." Le petit LAROUSSE illustré 2000

Voilà la définition que j'ai trouvé dans le dictionnaire en cherchant le mot homme, oui mais... Je la trouve incomplète, et juste bonne si un extraterrestre en vadrouille sur notre bonne vieille Terre voulait facilement reconnaître un humain.

Mais elle me fait me poser deux, peut-être trois, questions essentielles. Allons dans l'ordre de la définition voulez-vous.

La première correspond à la "pensée abstraite". Qu'est-ce ? Que qualifie-t-on d'abstrait ?

L'abstraction est-elle un dégagement de la réalité, par exemple on pourrait voir certaines propriétés mathématiques comme abstraites, ou alors est-ce une représentation cérébrale de la réalité. Lorsque vous pensez à un arbre, il n'a rien de réel, il est abstrait, il n'est que dans votre esprit, pourtant il pourrait exister. Donc l'abstrait est imbriqué dans la réalité. Pas d'abstraction sans concret. Comment s'abstraire si nous n'avons pas une vague idée de la réalité ? Notre cerveau n'est donc juste capable d'abstraire des notions déjà rencontrées d'une manière ou d'une autre, et se base sur une représentation concrète très généralement. Ainsi, lorsque l'on apprend à calculer, on se base sur des exemples concrets pour ensuite abstraire la notion et l'appliquer à des valeurs ne s'inscrivant pas dans une réalité matérielle.

En conclusion, notre cerveau est capable d'avoir une pensée abstraire, mais qui, au final, se base sur une réalité palpable, tangible. C'est là le génie du cerveau sans doute, abstraire le concret, concrétiser l'abstrait.

Ma deuxième question correspond aux "sociétés très structurées". En effet, l'Homme a besoin de classifier, ranger, ordonner, structurer son environnement, sa vie, nommer les choses. C'est le propre de tout un chacun, mais pourquoi ? Pourquoi ce besoin vital de donner un nom aux choses, de trouver sa place, son rôle ? Cela a-t-il à voir avec la nature profonde de l'Homme ? Très probablement. C'est dans notre ordre de penser d'utiliser des noms, des structures que ce soient pour notre société, notre famille, nous-même. Comme il est dit dans la définition, nous utilisons un langage articulé, ce qui implique nécessairement l'emploi de noms, comment faire sinon ?

On retrouve dans le langage la constitution psychologique de l'Homme. Les phrases sont structurées, les mots ont un ordre, une fonction précise, si l'ordre n'est pas régulier, la fonction est précisée par l'emploi de déclinaisons... Pour comprendre l'Homme, il suffirait donc de comprendre son mode d'expression ? Je dirais même ses modes d'expression, picturaux, musicaux, écrits. Autant de messages à décrypter, d'idées à comprendre, à assimiler.

Mais la nature humaine est extrêmement plus complexe que les structures qui la composent, pourquoi ? Parce qu'il est régulier de briser les structures, les schémas préconçus. De là vient toute l'ingéniosité, la complexité et la force de l'Homme.

 

Je vous laisse méditer là-dessus, car ce n'est que le haut de l'iceberg de l'un des problèmes philosophiques les plus complexes et sur lequel l'on se casse encore les dents... 

08/05/2006

Le pouvoir des mots

Les mots sont un pouvoir, si je vous l'assure. Vous pouvez quasimment tout faire avec des mots, exprimez vos sentiments, vos opinions, faire réfléchir, faire de la peine (malheureusement), faire plaisir, tout est possible. Les mots ont un pouvoir illimité, je commence à en prendre pleinement conscience. Je savais déjà que les mots pouvaient vous faire réfléchir, transmettre des choses, n'est-ce pas la base de la communication ? Mais, c'est maintenant que je commence à prendre pleinement conscience de l'ampleur des mots. Une phrase peut tout construire, ou tout briser. Sans les mots nous ne pouvons pas faire grand chose. Et ça, les dictatures l'ont bien compris. Sinon, pourquoi la censure ? Pourquoi empêcher certains mots d'apparaître ? Pourquoi détruire certains livres ? "Là où l'on brûla des livres, on brûlera des hommes"

C'est pour cela qu'il faut empêcher la censure le plus possible, qu'il faut défendre la liberté de la presse. Mais aussi à plus petite échelle ou peut-être pas plus petite, qu'il faut alphabétiser les gens. Quelqu'un qui ne connait pas le pouvoir des mots, qui ne sait pas les lire ni les écrire, est facilement manipulable. Tout vient de la culture, de l'école. Donc je pense qu'il ne faut pas que nous nous plaignons, mais que nous soyons heureux de la chance qui nous est offerte par l'école : ne plus être manipulé, pouvoir penser par soi-même. Il suffit de voir, toutes les dictatures ont commencé en s'appuyant sur les populations peu cultivées car elles étaient plus facilement manipulables. Il faut donc que la scolarité soit suivie. Faire le mur, l'école buissonière ou appelé cela comme vous voulez, est stupide selon moi. Quelqu'un sans culture n'est qu'un mouton. Soit la culture, vous vous la forgez entièrement par vous-même, ce qui est assez improbable, soit vous apprenez les bases à l'école, ce qui est beaucoup plus logique.

De plus, cela peut paraître stupide, mais une bonne connaissance du français est également nécessaire. En effet, si vous ne pouvez pas vous faire comprendre parce que ce que vous écrivez est illisible car incorrect syntaxiquement, grammaticalement, et bourré de fautes, comment pourrez-vous ne pas être un mouton ? Vous ne pourrez pas faire part de vos opinions, vous ne pourrez pas communiquer. C'est tout de même un gros problème !

Donc, allez à l'école, beaucoup aimeraient le pouvoir, cultivez-vous, apprenez le vrai pouvoir des mots. Ne vous laissez jamais diriger bêtement !

07/05/2006

Etouffement propagandaire

Quelle surprise j'ai eu ce matin. J'allais prendre ma douche, la radio était allumée, sur le canal de Europe 1. Pour l'instant rien d'extraordinaire, mais voici que c'est la rubrique Jeux Vidéos qui est diffusée. D'abord une petite présentation de Trauma Center, puis le journaliste dévoile deux infos qui m'ont laissé estomaqué.

La première est que Microsoft rachète Massive, société spécialisée dans la diffusion de pub pendant les parties online. Déjà, ça m'a un peu refroidi. Vous imaginez l'invasion publicitaire qui va sévir de plus en plus ? Alors que les jeux vidéos étaient l'un des seuls médias à ne pas être (trop) aggressé par cette folie propagandaire, voilà qu'on l'attaque directement. Et à n'en pas douter, Microsoft va mettre la paquet quant à la diffusion publicitaire pour se faire un max de fric ! Donc, dès maintenant renoncez à échapper à la pub. Vous vous rappelez peut-être la nouvelle technologie qui vous empêchera de zapper les pubs ou de les passer en accélérer si vous avez enregistré un programme. Si à cela on ajoute une attaque massive des pubs dans le domaine vidéoludique, je commence à me poser des questions. A quand un exemplaire de Voltaire sponsorisé par Coca-Cola ? Pourquoi pas une page publicitaire dans chaque chapitre de Candide ? Je pense que l'on y arrive, nous voilà de plus en plus étouffer par la pub. Il y en a partout ! Je n'ai rien contre la pub, mais avouez que cette propagande (j'ai envie de dire ultracapitaliste) commence à être pesante. Des affiches dans toutes les rues, des spots sur toutes les chaînes, sur toutes les radios, dans tous les sites, bientôt dans les jeux. La liste commence à se faire longue ! Où s'arrêtera-t-on ? Cette question me tarraude. On vous formate l'esprit, vous finissez par être influencé par les pubs, moi aussi je l'avoue. Ca me fait peur quand je me rend compte que j'aimerai bien acheter un produit car j'ai bien aimé sa pub. C'est totalement stupide ! On pousse les gens à la consommation immodérée, on leur met des chaînes qui les trainent dans les magasins ! La pub finit par couper indirectement nos libertés.

La deuxième info qui m'a autant surpris que la première concerne toujours Microsoft, et oui ils font vraiment fort en ce moment ! Une nouvelle technologie permettrait de censurer en direct vos paroles dans les conversations audio durant les jeux. Vous me direz "ouais c'estcool si on peut censurer les insultes". Je vous répondrai que oui sans doute, mais que lorsque vous traitez un de vos potes de "p'tit" con" c'est plutôt sympa, ça le fera sourire plus qu'autre chose. De plus, il faut voir ce que l'on met dans la catégorie insulte. Et puis, pourquoi ne pas continuer sur la lancée et censurer d'autres paroles. Dès que l'on empêche les gens de dire des choses en les remplaçant par des bips ou du silence, on porte atteinte à la liberté. Je suis d'accord que certains mots ne doivent pas être prononcés ni entendus, je pense aux insultes racistes, homophobes, etc. Mais qui sait ce qui va être censuré ? Pourquoi ne pas vous censurez si vous parliez de quelque chose de politique ou autre ? Ce système pourrait être détourné à de mauvaises fins, et c'est ce qui me dérange.

Donc une fois de plus Microsoft me déçoit beaucoup avec sa politique ultracapitaliste et ses atteintes à l'individu. Je devrais peut-être me taire avant que mes phrases ne soient noircies, mais bon... A mon avis la première censure sera que vous ne pourrez plus hurler "putain de pubs" dans votre micro en plein jeu lorsqu'une jolie publicité pour windows envahira votre écran...